Caprice d’un pinceau fantasque
Et d’un impérial loisir,
Votre fellah, sphinx qui se masque,
Propose une énigme au désir.

C’est une mode bien austère
Que ce masque et cet habit long,
Elle intrigue par son mystère
Tous les Odipes du salon.

L’antique
Isis légua son voile
Aux modernes filles du
Nil ;
Mais, sous le bandeau, deux étoiles
Brillent d’un feu pur et subtil.

Ces yeux qui sont tout un poème
De langueur et de volupté
Disent, résolvant le problème,
«
Sois l’amour, je suis la beauté. »















 

***

Poèmes de Théophile Gautier

Théophile Gautier – The Poetry Monster


Pierre Jules Théophile Gautier
Les derniers articles par Pierre Jules Théophile Gautier (tout voir)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *