Les yeux mi-clos

il enlève ses habits

et tout de suite après, ses membres

Il les accroche à une patère

ou les jette par terre

Lorsqu’il s’écroule sur le lit

de son corps il ne reste qu’une tête

reliée à un cou et deux mains noueuses

Il s’endort profondément

À son réveil, il découvre sa tête

posée sur l’une des chaussures

autour d’elle grouillent des mouches

De la bouche

elles s’échappent comme de la fumée

 

 

***

 

Abdeddine Hamrouch

 

Poèmes d’Abdeddine Hamrouch

 

Abdeddine Hamrouch
Les derniers articles par Abdeddine Hamrouch (tout voir)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *